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Mode de vie à faible impact vs Mode de vie zéro déchet

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Mode de vie à faible impact vs Mode de vie zéro déchet

Le terme « zéro » déchet peut être tellement intimidant quand on se lance dans une démarche pour essayer de consommer mieux, et moins. C’est pourquoi aujourd’hui, je voulais vous parler de la différence entre un mode de vie à faible impact et un mode de vie zéro déchet. 

Les deux sont bien entendu fondés sur un principe commun : préserver les ressources de la terre en générant moins de déchets, notamment pour faire en sorte que les générations qui nous succèdent aient une bonne qualité de vie. 

Ce qui différencie ces deux façons de vivre, ce sont l’intensité et la portée de la démarche.

Le zéro déchet

Le mode de vie zéro déchet aspire à ne générer AUCUN déchet. Cela consiste à éviter tout ce qui est à usage unique, mais aussi tout ce qui n’est pas compostable, recyclable ou réutilisable. Dans le mode de vie zéro déchet, on substitue énormément de produits à usages uniques par des alternatives réutilisables. Et, on aspire à créer une économie circulaire. Ce mode de vie est régi par un ensemble de règles strictes, qui incite notamment à refuser tout ce qui n’est pas complètement « zéro déchet ».

Le bémol : dans la société dans laquelle on vit, il est impossible d’être 100 % zéro déchet. Et à mon sens, cela n’est pas très compatible avec la vie familiale. La démarche peut facilement devenir exclusive plutôt qu’inclusive, ce qui n’encourage pas nos proches à suivre dans nos pas… Ce qui est dommage, car notre entourage peut avoir une belle sensibilité par rapport à sa façon de consommer, sans forcément être allé aussi loin dans son cheminement !

Le mouvement à faible impact

Quand on parle de mode de vie à faible impact, on cherche plutôt à réduire son empreinte écologique de façon durable. Cela passe par nos habitudes de vie, mais aussi nos actions au quotidien.

Moins contraignant que le zéro déchet, ce mode de vie est moins confrontant, puisque chaque action a un impact (positif ou négatif), mais le mouvement n’est pas régi par un ensemble de règles strictes. Il permet donc de faire de son mieux sans faire face à un sentiment d’échec.

Une approche plus holistique

Personnellement, je suis largement plus interpellée par le mouvement à faible impact, car pour moi, l’essentiel est de chercher à consommer moins et mieux, tout en conservant un équilibre de vie qui puisse évoluer en fonction des phases de notre vie et des besoins qui en découlent.

Au lieu de focaliser sur l’élimination totale de nos déchets, le mouvement à faible impact nous permet de porter notre attention sur notre empreinte écologique de façon plus globale.

L’optimisme avant tout !

Un autre avantage selon moi est que lorsqu’on adopte un mode de vie à faible impact, on cumule les victoires : chaque action compte et s’inscrit dans une démarche globale aspirant à réduire notre empreinte écologique en fonction de notre réalité. Et selon moi, les changements les plus durables sont ceux qui nous donnent envie de fêter, plutôt que ceux qui peuvent entrainer un sentiment de honte, car on pourrait effectivement toujours faire mieux, toujours faire plus.

Adopter un mode de vie à faible impact

Si le mode de vie à faible impact vous parle, voici quelques façons d’y adhérer (je parie qu’à votre façon, vous faites déjà plein d’actions positives en ce sens !).

Favoriser les achats locaux

Lorsque c’est possible, pensez à vous approvisionner dans votre quartier, votre région, votre pays. Les produits fabriqués près de chez vous et les aliments qui poussent localement ont un impact écologique plus faible que ceux qui nous arrivent d’ailleurs. 

Porter attention aux emballages

Simplement en prenant note du type (ou même, de la présence) d’emballage, peut nous permettre de consommer moins et mieux. Le verre, par exemple, est recyclable à l’infini. Le plastique ne l’est pas. Si vous voulez en savoir plus sur les différentes façons de consommer mieux en faisant son épicerie, j’ai écrit un article sur le sujet juste ici.

Considérer le marché seconde main

Plutôt que de tout acheter neuf, on peut trouver une panoplie de choses sur le marché seconde main. Meubles, vêtements, jouets… La liste est longue ! Ces achats permettent de redonner une vie à des articles qui seraient autrement transformés en déchets, et limitent la fabrication de nouveaux produits. On dit souvent qu’ » acheter, c’est voter »… Acheter seconde main est donc une belle façon de manifester notre enthousiasme pour la récupération !

Préférer les alternatives réutilisables

Selon votre degré de confort, vous pouvez considérer troquer certains articles du quotidien pour des alternatives lavables comme les mouchoirs, les sacs d’épicerie, les essuie-tout, les bouteilles d’eau, les lingettes démaquillantes, les serviettes de table, les produits d’hygiène féminins, les carrés pour le change, les tasses à café et bien plus encore.

Manger moins de viande et produits transformés

Sans éliminer tout ce qui nous fait plaisir au quotidien, on peut penser à réduire la quantité de viande que l’on mange et préférer les aliments frais aux aliments transformés (qui sont souvent suremballés et contiennent toutes sortes d’ingrédients qui ne sont pas forcément très bons pour notre santé !). C’est tout bête, mais cela peut transformer les moments où l’on se gâte en occasion spéciale et en plus, ce geste tout simple aura un impact sur votre budget !

Vivre plus simplement

Vivre avec moins de choses fait en sorte que l’on devient plus conscient de ce qu’on consomme ou ce que l’on rapporte chez soi. Le fait de se débarrasser de l’excédent nous encourage donc à consommer mieux, et moins.

Gérer ses déchets intelligemment

Ce point est si simple, mais peut avoir un impact énorme sur notre empreinte écologique. Le compostage permet de réduire de façon significative la quantité de déchets que l’on génère. On peut aussi recycler plusieurs matières — un geste qui permet de redonner une deuxième vie à une panoplie de déchets qui se retrouveraient autrement dans les dépotoirs.

Se déplacer et voyager stratégiquement

Les déplacements et les voyages sont souvent des sujets sensibles. L’important, c’est de faire le mieux selon notre réalité. 

Cela peut inclure :

  • Acheter un véhicule usagé
  • Préférer un véhicule qui consomme peu ou un véhicule électrique
  • Covoiturer
  • Prendre le transport en commun
  • Marcher
  • Faire du vélo
  • Voyager localement (par exemple, pour éviter les déplacements en avion)

Et bien plus encore.

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Et vous, quel mode de vie aspirez-vous à avoir ?

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